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Quelqu'un avec la moitié de ton expérience va te dépasser

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Alex

Ce qui devrait te faire peur, c'est pas que l'IA puisse faire ton travail. C'est pas non plus qu'on dépende d'une boîte noire qu'on ne comprend pas.

C'est que quelqu'un avec la moitié de ton expérience et le double de ta curiosité va le faire mieux que toi.

Beaucoup de gens pensent que ça concerne surtout les développeurs. Mais ça touche tout ce qui se fait en ligne. Création de contenu, design, vidéo, photo, marketing. Personne n'est épargné.

Le mec qui vibe code avec Lovable et Claude Code depuis six mois a un avantage monstrueux sur le développeur senior qui refuse de toucher à ces outils. Le créateur de contenu qui utilise l'IA pour ses visuels, son montage, ses scripts, produit plus et mieux que celui qui fait tout à la main en trois fois plus de temps. Le designer qui génère des concepts avec Nano Banana 2 et itère en 20 minutes fait en une heure ce qui prenait une semaine.

L'expérience seule ne protège plus personne.

Coder avec l'IA - courbe de QI

 

L'écart invisible

Regarde autour de toi. En ce début 2026, les gens avancent à trois vitesses complètement différentes.

Les builders. Ils essaient tout. Dès que Nano Banana 2 sort, ils testent les capacités, les cas d'usage, les limites. Dès qu'un nouveau modèle vidéo comme Kling 3.0 arrive, ils cherchent comment l'intégrer à ce qu'ils font. Ils codent des apps avec Lovable et Claude Code. Ils utilisent Opus 4.6 pour automatiser des tâches qu'ils faisaient manuellement. Ils comprennent que chaque jour, un nouvel outil, un nouveau modèle open source, un truc qui ne fait même pas de bruit, peut ouvrir des possibilités qui n'existaient pas la veille. Et ils sont là pour les capter.

Les utilisateurs de surface. Ils utilisent ChatGPT. Récemment ils sont passés sur Claude parce que quelqu'un leur a dit qu'il écrivait de meilleurs textes. Ils génèrent une image de temps en temps. Ils se sont dit "ah, il peut aussi faire des PDF, c'est cool". Quand un truc fait du bruit, ils vont l'essayer. C'est déjà bien, et il n'y a rien à dénigrer là-dedans. Mais ils pensent qu'ils utilisent l'IA alors qu'ils utilisent 5% de ce qu'elle permet.

Les résistants. Soit ils pensent que c'est une mode. Soit ils sont farouchement anti-IA et s'en revendiquent fièrement. Ils portent ça comme un badge d'honneur. "Moi, je n'utilise pas l'IA." Sans se rendre compte qu'ils sont en train de creuser leur propre tombe.

L'écart qui devrait inquiéter, c'est pas entre le troisième groupe et les autres. Celui-là est évident. L'écart qui fait mal, c'est entre le premier et le deuxième. Parce que quand il deviendra visible, il sera trop tard pour rattraper.

 

Le goût est le nouveau code

Le design est le nouveau code.

On entre dans l'âge d'or des créatifs. Des designers, des gens qui ont du goût, des artistes, des artisans. La valeur est en train de se déplacer. Elle quitte les mains de ceux qui savaient coder, qui maîtrisaient la technique pure, pour aller vers ceux qui ont les idées, la vision, et le sens de ce qui est bon.

Parce que quand tout le monde peut construire, l'avantage n'est plus de savoir construire. L'avantage, c'est de savoir quoi construire. Et de savoir si le résultat est bon ou pas.

Comme le dit Jensen Huang : le boulot d'un analyste financier, c'est pas de manipuler des tableurs. C'est de prendre de bonnes décisions financières. Le tableur, c'est juste l'outil. Quand l'outil fait 90% du travail tout seul, ce qui reste, c'est ton jugement.

Jensen Huang, CEO de Nvidia

Ton goût. Ton intuition. Ta capacité à comprendre ce que veut ton audience, ton client, ton marché.

C'est ça qui va compter. Et ça, l'IA ne le remplace pas. Elle amplifie ceux qui l'ont.

 

Pourquoi je sais que c'est vrai

Il y a un an, j'ai mis le nez dans le code pour la première fois. Pas technique, zéro base en développement. Le code, c'était du chinois. Je pensais sincèrement que c'était impossible pour quelqu'un comme moi de créer un vrai logiciel.

J'ai quand même essayé. J'ai créé PromptMaster, une bibliothèque de prompts. Un vrai produit, avec des utilisateurs, des paiements, tout le système. À partir de ce moment-là, j'ai compris l'ampleur de ce qui se passait.

Tout le monde parlait de ChatGPT. Lui poser une question, il répond. Lui demander un email, il l'écrit. C'est la partie visible. Mais en dessous, il y avait tout un continent de possibilités que le grand public ignorait : le développement web avec l'IA. Pas quelque chose de sexy pour les médias. Encore décrié par beaucoup de gens aujourd'hui. "Impossible de créer quelque chose de sérieux avec l'IA quand on ne sait pas coder." J'entends encore ça régulièrement.

Sauf que c'est faux.

Après PromptMaster, j'ai créé Dupliq.me, une plateforme de génération d'images où tu mets ta photo et l'IA te génère des images de toi dans n'importe quel contexte. Quelques mois après le lancement, on est à presque 1500 euros de revenus récurrents mensuels. Des clients contents. Un produit qui tourne. Le tout codé de A à Z par un mec qui ne sait pas coder.

Et je me considère comme quelqu'un de moyen. Pas d'humilité fausse, c'est un constat. À l'école, j'ai toujours été dans la moyenne. Je n'ai rien d'extraordinaire. Je ne suis pas un génie. La seule chose que j'ai faite, c'est de m'y mettre.

La semaine dernière, une cliente de Cofondateur IA a cloné en 48 heures une plateforme qu'elle payait 100 euros par mois, parce qu'il lui manquait des fonctionnalités. Pas technique, elle avait juste bidouillé un peu de SQL dans sa vie. Encore quelques jours de taff sur les intégrations et elle met ça en ligne. Elle hallucinait de ce qu'elle venait de construire.

You can just do things.

 

Ce qui fait vraiment la différence maintenant

La curiosité. Pas la technique, pas les diplômes, pas les années d'expérience. La curiosité et la volonté de tester, de se planter, de recommencer.

Les compétences qui vont séparer ceux qui s'en sortent de ceux qui se font écraser :

Le goût. Savoir la différence entre un truc bien fait et un truc "ça ira". Quand tout le monde peut générer du contenu, du design, du code, la barre monte. Et ceux qui n'ont pas l'oeil pour voir la différence vont produire du médiocre avec des outils surpuissants.

L'intuition. Savoir quoi construire, pour qui, et pourquoi. C'est plus important que jamais, justement parce que le coût de construction a chuté. Avant, se tromper de produit coûtait six mois de dev. Maintenant, ça coûte un week-end. Mais encore faut-il avoir le flair pour viser juste.

La communication. Savoir expliquer ce que tu veux, pourquoi, et pour qui. Que tu parles à un client, un partenaire, ou un modèle d'IA. Les meilleurs "prompteurs" sont juste des gens qui savent formuler clairement ce qu'ils veulent. C'est pas un skill technique. C'est un skill humain.

Et surtout : l'envie de lâcher l'ancienne façon de faire. D'expérimenter. De rater. D'apprendre. D'essayer d'automatiser son propre travail, même quand ça paraît absurde.

Entre ceux qui ont cette envie et ceux qui attendent qu'on leur dise quoi faire, un écart va s'ouvrir qu'il sera impossible de refermer.

 

La technologie avance plus vite qu'on le pense

Les gens avancent plus lentement qu'on le croit. Cet espace entre les deux vitesses, c'est exactement là que se trouvent les coups durs et les opportunités.

Chaque domaine est touché. Le code avec Opus 4.6 et Claude Code. Les images avec Nano Banana 2. La vidéo avec Kling 3.0. L'audio, la voix, la musique. On ne peut pas tout suivre, c'est trop rapide, il y a trop d'argent injecté et trop de sorties chaque semaine. Mais on peut choisir son terrain et creuser.

Si j'ai créé deux produits qui génèrent des revenus alors que le code était du chinois pour moi il y a un an, si des gens partout dans le monde construisent des choses qu'on pensait impossibles il y a six mois, alors toi aussi tu peux le faire.

Il n'y a plus de barrière technique. Il n'y a plus d'excuse valable. Il reste juste la question de savoir si tu vas t'y mettre ou si tu vas regarder les autres le faire.

Tu peux juste faire des choses.